Adieu, merci et au boulot !

•novembre 26, 2006 • 2 commentaires

L’heure des adieux sonne cette fois-ci définitivement. Dans quelques heures, nous reprenons notre vol en direction de l’Europe… Départ de Banda Aceh via Jakarta et Francfort. Nous serons en Belgique ce lundi matin. Commencera alors la deuxième étape de notre travail : le montage…
Sélectionner, couper et aller chercher au cœur de l’aventure humaine, les moments les plus forts. C’est donc un nouveau défi qui nous attend.

Après avoir goûté aux contrastes d’un autre continent, nous rentrons donc les images plein la tête et nos valises pleines de bobines (plus de 8 heures de rushes)… Ce choc de cultures nous aura permis d’appréhender de visu l’état d’avancement des différents projets menés par la Croix-Rouge après le cataclysme du Tsunami…
Bravo à ces équipes qui assurent un travail logistique impressionnant permettant de finaliser les projets de reconstruction sur le long terme.

Jacques et moi tenons encore à remercier toutes les personnes qui, sur place ou au siège, nous ont accordés une aide précieuse dans la réalisation de ce travail… En Indonésie, « trimakasih » à Stéphane, Kiki, Sahid et Arfa. Au Sri Lanka, « Istouti » encore à René, Marie-Laure, José, Damien et Damii. A Bruxelles, merci à Delphine pour son assistance précieuse dans la mise en ligne de ce blog, à l’équipe de la Com’ qui a assuré en notre absence et à l’équipe du Département International pour la gestion du dossier avant notre départ…

Et bientôt donc, le live !

Des tonnes de mercis aux donateurs

•novembre 26, 2006 • Laisser un commentaire

tsunami-reconstruction maisonS’il y a une chose que nous avons entendue à maintes reprises lors de nos rencontres avec les bénéficiaires des projets Croix-Rouge, c’est le mot « merci »…
Ces hommes, ces femmes, ces enfants qui, aujourd’hui, ont retrouvé un toit pour les abriter, des activités pour les réconforter, des bateaux pour faire vivre leurs familles, ont insisté pour que nous transmettions le message aux nombreux donateurs qui ont permis à la Croix-Rouge de Belgique d’intervenir ici…

Résultats de la pêche…

•novembre 25, 2006 • Laisser un commentaire

Peche indonesieLe principal problème rencontré dans la construction des Labi Labi (bateaux de pêche) réside dans la sélection du bois de qualité (via une entreprise intermédiaire qui doit obtenir les autorisations du gouvernement) et son conditionnement (le séchage du bois peut prendre jusqu’à un mois). 

Les résultats de la pêche fluctuent d’une semaine à l’autre…Et pour nous donner une idée de ce que cela représente, nous avons donc obtenu les chiffres des 5 bateaux Croix-Rouge sur la dernière semaine écoulée :

  • Kampala 1 = 26.400.000 Roupies (2.295 EUR)
  • Kampala 2 = 41.306.000 Roupies (3.591 EUR)
  • Kampala 3 = 12.470.000 Roupies (1.084 EUR)
  • Kampala 4 = 21.695.000 Roupies (1.886 EUR)
  • Kampala 5 = 18.200.000 Roupies (1.582 EUR)

Soit un total de 120.071.000 Roupies ( 10.438 EUR)

Un bateau sur le toit

•novembre 25, 2006 • Laisser un commentaire

Nous parcourons la ville de Banda Aceh guidés par Stéphane, notre chef de mission. Nos yeux enregistrent les couleurs multiples de ces petites échoppes où l’on trouve des variétés extraordinaires de fruits exotiques… Stéphane nous parle de la violence du Tsunami dont les vagues successives ont produit une puissance énergétique 300 fois supérieure à la bombe d’Hiroshima. Cette puissance était telle que l’île de Sumatra a pivoté de 20 mètres sur son axe. Certaines routes se sont donc retrouvées dans la mer.

Bateau sur le toitQuelle ne fut pas notre surprise de découvrir un cargo propulsé à 4km de la côte et qui a atterri en plein centre d’un quartier. On y trouve des enfants qui ont installés des boîtes colorées permettant aux visiteurs de faire de petits dons pour améliorer leur quotidien. Dans la même région, un bateau de pêche s’est échoué au sommet d’un pâté de maisons et fait aujourd’hui office de toit ! Sous ce cargo de plusieurs tonnes, une jeune mère baigne son bébé… Elle nous explique que ce bateau a sauvé la vie de centaines de gens et, pour que tous se souviennent, sur le mur, des graffitis rappellent la date historique du 26 décembre…

Alors que les sourires sont plus que présents sur les visages de tous, que la végétation camoufle les ruines, ce sont des images comme celles-ci qui rendent « réel » le drame vécu par tous ces gens.

La pêche en coopérative

•novembre 24, 2006 • Laisser un commentaire

peche cooperativeLe projet de la Croix-Rouge de Belgique en Indonésie est plus large que la simple construction de ces impressionnants bateaux de pêche (20 mètres de long pour 3,5 mètres de large)… En effet, la Croix-Rouge de Belgique – Communauté francophone, en partenariat avec la Croix-Rouge luxembourgeoise, finance également l’assemblage des filets qui permettront à ces 289 pêcheurs de ramener au port les tonnes de poissons pêchées de nuit comme de jour en eau profonde. Dans ces filets peuvent être pris des thons pouvant peser jusqu’à 20 kilos pièce !

Et pour garantir aux pêcheurs une certaine stabilité financière, la Croix-Rouge a également relancé la Coopérative locale anéantie par le Tsunami. Par l’affiliation à cette coopérative, les pêcheurs partagent bateaux et recettes tout en constituant un fond de garantie pour permettre des indemnisations en cas de maladie d’un membre de l’équipage ou lors d’intempérie empêchant un départ en mer. Au total, c’est donc plus de 1500 personnes qui bénéficieront du programme de réhabilitation de la Croix-Rouge de Belgique.

Prises de vues dès l’aube

•novembre 24, 2006 • Laisser un commentaire

prises de vues aubeRéveil à 5h ce matin… Inutile de compter sur son réveil pour nous extraire des plumes, l’appel à la prière de la mosquée voisine nous a déjà fait sursauter aux premières pointes de l’aube !
Nous voilà partis à la recherche du soleil levant, par des petites routes qui mènent à l’embouchure du canal traversant Banda Aceh. Comme il fait toujours nuit, nous avons prévu une lampe de poche au cas où… Le 4×4 s’immobilise, nous voilà à pied d’œuvre. Le soleil fait une timide apparition, tandis que les bateaux de pêche, chargés de leurs cargaisons, rentrent à bon port. Le cortège maritime emprunte le chenal qui va le mener jusqu’au marché aux poissons. Nous retournons sur nos pas, afin d’assister au débarquement…

Marché aux poissons (par Jacques)
Marche-banda acehIci, on crie, on bouge, on s’agite. Dans l’effervescence du petit matin, les clients attendent le poisson de pied ferme. On décharge à grands renforts de paniers, de sacs plastiques et de casiers remplis de glace pilée… L’odeur m’assaille.
Je m’approche du quai de débarquement, me frayant un difficile passage parmi la foule bruyante. Des raies, des requins, des sardines, des poulpes, et j’en passe, défilent devant mes yeux. Agnès reste un peu en retrait… Non, ce n’est pas vraiment une place pour une femme. Au devant des mobylettes, flanquées de porte-bagages hétéroclites, pétaradent en attendant d’emporter leurs marchandises. Les liasses de billets passent de mains en mains. Ici on négocie, on discute, on marchande.

Pris dans la tourmente, je capture ces instants fugitifs de la vie quotidienne des pêcheurs, le visage buriné et les mains usées par le travail.

Un quotidien retrouvé

•novembre 23, 2006 • 2 commentaires

Même si nous sommes confrontés à une population qui a été très durement touchée par le Tsunami et dont les blessures sont encore vives, on ne peut être qu’impressionnés par la volonté et le courage d’un peuple, qui grâce à ses efforts et le soutien de la Croix-Rouge, a pu reconstruire son quotidien.
Les équipes présentes sont en contact permanent avec la population et à l’écoute de leurs difficultés. Que ce soit dans leurs activités professionnelles, dans l’éducation ou même dans leurs vies personnelles, on sent une réelle volonté de retrouver l’espoir grâce à une plus grande solidarité.

pecheurs indonésieSi les efforts de la Croix-Rouge semblent minimes vu l’ampleur du désastre, on ressent à travers les nombreux témoignages récoltés, que l’on touche malgré tout au cœur de leurs besoins. Grâce à la mise en place d’activités diverses, le dialogue renaît et insuffle une nouvelle impulsion de vie.
Aussi, si certains projets prennent plus de temps que prévu pour atteindre leurs objectifs, il est indispensable de pouvoir répondre aux attentes spécifiques des victimes du Tsunami. Il est donc fondamental de pouvoir sélectionner au mieux les bénéficiaires et de veiller à ce que les outils dont ils vont pouvoir disposer soient bien en phase avec leurs attentes pratiques.
Grâce à la collaboration de spécialistes locaux, on vérifie la qualité des matériaux utilisés (comme par exemple le bois des bateaux, le ciment des maisons, etc.) ainsi que toutes les infrastructures nécessaires au fonctionnement durable de celles-ci.

C’est à ses tâches que nos équipes, tant au Sri Lanka qu’en Indonésie, œuvrent chaque jour.